Le lucratif business des agences de talents YouTube

Le lucratif business des agences de talents YouTube

Dans les coulisses des vidéos partagées par les stars de YouTube se cachent des entreprises qui aident les créateurs et créatrices de contenus à séduire les annonceurs.

Installé dans son bureau du premier étage, Bastian Manintveld observe à travers une grande baie vitrée l'ensemble de son équipe, qui s'affaire dans l'immense open space. «On a commencé, on était deux. Aujourd'hui, il y a une soixantaine de personnes qui travaillent avec nous à Madrid.»

Ici, il est le grand patron: c'est lui qui a créé l'entreprise espagnole 2btube en 2014, aux côtés de Fabienne Fourquet. Tous deux avaient constaté que les plus jeunes se détournaient des médias classiques au profit de YouTube, où ils pouvaient trouver un contenu à la demande. Ils ont donc décidé de se lancer sur ce nouveau marché et ouvert une première agence destinée à celles et ceux qui ont fait de la plateforme vidéo leur gagne-pain: les YouTubeurs et YouTubeuses. 

«Talent managers»

 Depuis, 2btube s'est exporté à Miami et Mexico, et de nombreuses employées et employés ont rejoint les rangs de l'entreprise hispanophone -près d'une centaine à travers le monde.

À Madrid, la grande majorité a moins de la trentaine, a vu naître puis prospérer YouTube. Une partie d'entre elles et eux ont d'ailleurs leur propre compte sur la plateforme de vidéos.

C'est le cas d'Isabel Clemente, «talent manager» de l'entreprise, qui -comme la plupart- publie ses vidéos sous pseudo. Son job: «Aider les talents à gérer leurs chaînes, ce qu'ils y font, comment ils doivent titrer et diffuser leurs productions». Et surtout, comment répondre au mieux aux attentes des annonceurs: «On les accompagne aussi dans la gestion des campagnes publicitaires; on cherche des marques qui correspondent à leurs profils, puis on vérifie qu'ils respectent bien les consignes, comme l'apparition obligatoire de certains hashtags ou la date de diffusion». 

Des «talent managers», il en existe (...) Lire la suite sur Slate.fr