LREM : la longue marche vers les municipales

Les candidatures dissidentes et les tensions avec l’allié MoDem ont été au cœur des discussions du premier campus de la majorité.

François Bayrou est finalement venu et il n’a pas cassé la vaisselle. En clair, il n’a pas refait le coup de Toulouse : en 2002, le centriste était venu rompre avec les chiraquiens alors qu’ils tentaient de rapprocher droite et centre. Avant l’arrivée le week-end dernier de François Bayrou au campus LREM, le ministre Marc Fesneau avait rassuré tout le monde : «Il n’y a pas de craintes à avoir.» Avec LREM, les désaccords sont pourtant là, et le patron du MoDem le fait savoir. De manière plus ou moins directe. L’allié d’Emmanuel Macron n’a pas apprécié la nomination de Sylvie Goulard à la Commission européenne. «C’est un choix présidentiel. Chez François Bayrou, il y a manifestement de l’agacement», euphémise Marc Fesneau.

Les deux partis s’opposent notamment à Bordeaux, où était organisée cette rentrée politique. La majorité y a investi Thomas Cazenave, un proche d’Emmanuel Macron, contre le successeur d’Alain Juppé à la mairie, Nicolas Florian (LR). Ça grince aussi –ou «ça frotte», comme le répètent les élus – à Clermont-Ferrand, Metz, Toulouse, Aix-en-Provence et Rennes. «Si on choisissait de transformer l’élection municipale en élection d’appareil contre appareil, alors on serait sûr de perdre», avertit François Bayrou. Et d’ajouter, dans ce discours très bref : «Un maire, ce n’est pas un enjeu partisan. C’est une personnalité, une attention à ses concitoyens, une vision. Ça ne peut pas se résumer à un combat d’étiquettes.»

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En marge de cette intervention, Bruno Le Maire revient, lui, sur le «rôle majeur» du parti centriste, «allié essentiel» dans les municipales : «Nous devons nous appuyer sur le MoDem si nous voulons gagner.» «C’est(...)


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