LR: Les "vieux schnocks" font de la résistance

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Laurent Wauquiez va reconduire Brice Hortefeux, Nadine Morano et Rachida Dati pour les européennes. Les plus jeunes râlent.

"C'est fou ! C'est totalement fou !" Ce 3 octobre, dans son bureau du Parlement européen de Strasbourg, Nadine Morano manque de tomber de sa chaise. Penchée sur l'ordinateur de son collaborateur, l'ancienne ministre de la Famille découvre, effarée, l'appel à candidatures pour les élections de juin 2019 que La République en marche a récemment publié sur son site Internet. Décidément, l'élue Les Républicains (LR) reste hermétique au nouveau monde macroniste. "En proposant à n'importe qui de se présenter, LREM donne une image dégradante de la politique, juge-t-elle. Chez LR, on ne postule pas sur le Web. Nous aurons des candidats solides, avec des convictions affirmées sur l'Europe." 

Elle-même veut en être. Députée européenne depuis 2014, Nadine Morano brigue un nouveau mandat. Sur la liste devraient figurer deux autres ex-ministres de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Rachida Dati. Eux aussi souhaitent continuer leurs allers-retours à Strasbourg et Bruxelles. En privé, le président de LR, Laurent Wauquiez, confie leur avoir donné son accord.  

"Des boulets épouvantables pour les européennes"

La décision passe mal auprès de la jeune garde des Républicains. "S'il y a un enseignement à retenir du désastre de 2017, c'est bien la nécessité pour la droite de se renouveler", prévient un député LR, entré il y a un an à l'Assemblée nationale. Comme plusieurs autres élus, sous couvert d'anonymat, le parlementaire se désole de voir ces anciens ministres revendiquer une influence - et des sièges - au titre de leur gloire passée. Au sein du parti, le trio a même hérité d'un surnom peu flatteur : les "vieux schnocks". 

"La jeunesse est injuste et féroce", disait Jean Cocteau. Celle de droite veut tourner définitivement la page du sarkozysme, de ses affaires, de ses frasques. Les outrances d'une Nadine Morano - sa saillie de 2015 sur la France "pays de race blanche", entre autres -, ses cadets ne veulent plus y être associés. Pas même en image ! A Menton, lors du conseil national de jui...Lire la suite sur L'Express.fr

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