LR multiplie les divisions

Libération.fr

Appeler à voter Macron ou non ? Lui tendre la main en cas de victoire ou être dans l’opposition ? Depuis la défaite de François Fillon, les derniers liens qui tenaient le parti de droite ont cédé, laissant la place à une fracture entre progressistes et conservateurs.

Cette fois, ils en sont sûrs, leur vieux parti, hérité de Chirac et relooké par Sarkozy, n’y survivra pas. La comète Macron fait trop de dégâts. Presque tous les parlementaires Les Républicains interrogés ces jours-ci par Libération parient sur une explosion de leur famille politique, au plus tard après les législatives des 11 et 18 juin. D’ici là, ils se gardent bien de faire publiquement des déclarations définitives. Ils tâtonnent dans un épais brouillard, sans risquer le moindre pronostic sur la composition de la prochaine Assemblée. Que feront les électeurs de droite aux législatives ? «Peut-être voudront-ils revenir vers nous, estimant qu’ils se sont fait voler la présidentielle. Peut-être voudront-ils nous sanctionner encore parce que nous sommes décidément trop nuls», résume Sébastien Lecornu, président LR du département de l’Eure.

Dès l’annonce de l’élimination de François Fillon, dimanche à 20 heures, les sujets de dispute se sont accumulés, creusant davantage le fossé entre le courant progressiste et le courant conservateur de la droite. Il y a d’abord eu le débat sur la consigne de vote pour le second tour. On s’est ensuite écharpés sur la façon de faire campagne d’ici au 7 mai : faut-il en faire plus pour Macron ou peut-on enjamber le second tour pour se concentrer sur les élections législatives ? Enfin, les responsables de la droite n’ont pu échapper à la question existentielle qui risque de les rattraper : après la probable victoire de Macron, devront-ils nécessairement se situer dans l’opposition le soir du 18 juin ? Ou iront-ils rejoindre les réformateurs «progressistes» dans une coalition macroniste ? Le candidat d’En marche se faisait fort de démontrer l’obsolescence des clivages (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

«Le temps de la décomposition de la droite est venu»
Les catholiques en pleine radicalisation
La Côte d’Azur, laboratoire des querelles de droite
Calculs
L’insondable Francis Heaulme

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages