LR: Bruno Retailleau favorable à la création d'une commission dédiée aux violences sexuelles et sexistes

Aurélien Pradié, Eric Ciotti et Bruno Retailleau le 17 septembre 2022 à La Ciotat - Clement MAHOUDEAU / AFP
Aurélien Pradié, Eric Ciotti et Bruno Retailleau le 17 septembre 2022 à La Ciotat - Clement MAHOUDEAU / AFP

Une voix dissonante. Alors que Les Républicains ne disposent d'aucune cellule dédiée aux violences sexistes et sexuelles, Bruno Retailleau est favorable à la création de ce type d'organe.

"Demain, je pense qu'il faudra qu'il [y ait] une organisation qui permette d'écouter, de recevoir", a expliqué le patron des sénateurs LR sur France Inter ce jeudi. Selon lui, la "justice doit instruire et punir, mais il y a un rôle d'exemplarité pour les partis politiques". "Il faudra prendre en charge cette question et être implaccable", a insisté Bruno Retailleau.

Une prise de position en contradiction avec celles de ses deux concurrents pour la présidence du parti, Eric Ciotti et Aurélien Pradié. "Je crois que c'est à la justice de faire son travail", a balayé le premier sur France 5 mardi.

"On est dans un monde politique où la calomnie, la dénonciation, la compétition […] doivent appeler à la vigilance", s'est justifié le député des Alpes-Maritimes.

"C'est la justice qui doit faire le ménage"

Aurélien Pradié est du même avis. D'après lui, "c'est la justice qui doit faire le ménage". Interrogé sur Sud Radio, il critique une "extrême gauche qui avait organisé tout un tas de bidules, de cellules d'écoute etc...". "J'ai toujours dit que ça ne marcherait pas", poursuit-il.

Plutôt que des organes internes spécialisés sur les violences sexistes et sexuels, l'élu souhaite la création d'une "juridiction dédiée à la protection des femmes et des enfants victimes de violences au sein des familles". Ce type d'instance existe par exemple en Espagne.

Au sein de LR, Aurélien Pradié se charge de recueillir les signalements de violences sexistes et sexuelles. Il était ainsi intervenu auprès de Damien Abad - anciennement chef de file des députés LR à l'Assemblée, puis passé sous giron Renaissance après une nomination éphémère au gouvernement - pour lui signaler des comportements inappropriés auprès de collaboratrices.

Le député du Lot s'est distingué sur le sujet en portant en 2019 une loi permettant notamment de généraliser le Bracelet anti-rapprochement (BAR) pour les auteurs de violences.

Article original publié sur BFMTV.com