Le Louvre intensifie ses recherches pour repérer dans ses collections les œuvres spoliées aux juifs

franceinfo Culture avec agences
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Le Louvre intensifie ses recherches pour repérer dans ses collections les oeuvres "problématiques" provenant de familles juives spoliées en 1939-45, en coopération avec l'Hôtel Drouot et le Mémorial de la Shoah, a indiqué son président-directeur.

Jean-Luc Martinez présidait le 20 mars un colloque pendant lequel les huit départements du musée ont dressé un premier bilan sur la provenance des oeuvres entrées pendant cette période. Une recherche complexe à partir des archives, inscriptions, étiquettes....

"On s'est fixé comme objectif d'ici 4/5 ans un vrai bilan sur les biens acquis entre 1933 et 1945"

"C'est un devoir de mémoire", a-t-il souligné. "Il ne s'agit pas de jeter la suspicion sur toutes ces acquisitions. On va regarder des oeuvres inscrites sur les inventaires. Entre 1933 et 1945, le Louvre a acheté 13 943 oeuvres. Pour l'énorme majorité - 60/70% selon les départements -, la provenance a été vérifiée".

Pour de nombreuses autres, explique-t-il, la vérification est en cours mais leur provenance n'apparaît pas "problématique". "Problématique, c'est quand une oeuvre a été achetée à un marchand qui a pu s'approvisionner dans des réseaux d'où venaient des biens spoliés. Ou qu'elle a été achetée dans des ventes publiques de biens spoliés, où les musées nationaux se portaient acquéreurs", ajoute Jean-Luc Martinez. "Au département des peintures, les provenances problématiques, c'est un pour cent des acquisitions", a-t-il estimé par exemple.

Le Louvre a signé des (...)

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