Louvre Abu Dhabi et stèle de Toutankhamon : quelle est finalement cette pierre (archéologique) de la discorde ?

Crédits: Stringer/Anadolu Agency/AFP

Véritable trésor, la stèle d’Abu Dhabi est une pièce archéologique d’exception. Si elle est aujourd’hui au centre d’un scandale aux ramifications internationales, peu a été dit sur son contenu. Sciences et Avenir revient sur le décret au nom de Toutankhamon qui en orne la surface.

En ces temps de pierre de Rosette et de bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion (1790-1832), on était loin d’imaginer qu’une autre stèle, elle aussi couverte de hiéroglyphes, allait être à l’origine d’un scandale mêlant dans une affaire tentaculaire, spécialistes de renom, maisons de vente prestigieuses, margoulins, experts, conservateurs, trafic de biens culturels, escroquerie, falsification et grands musées internationaux, le tout venant de conduire à la de l’ex-président du Louvre (2013 à 2021), Jean-Luc Martinez pour "complicité d’escroquerie en bande organisée et blanchiment par facilitation mensongère de l’origine de biens provenant d’un crime ou d’un délit".

La stèle exposée à Abu Dhabi est 1300 ans plus vieille que la pierre de Rosette

L’histoire de cette stèle en granit rose d’Assouan dite de Toutankhamon, haute de 1,66 m, exposée depuis son inauguration en 2017 sous l’immense coupole ajourée du Louvre Abu Dhabi, dans la capitale Emirati, est peu connue. Tout aussi gravée de délicates inscriptions hiéroglyphiques que la célèbre pierre de Rosette, cet objet d’exception a été acquis par le Louvre Abu Dhabi en 2016 pour un montant de 8,5 millions euros, en plus de 4 autres antiquités. Ce sont les faux certificats d’origine qui sont aujourd’hui au cœur du scandale touchant cet objet d’une immense valeur archéologique. En effet, de la même façon que l’inscription de la pierre de Rosette était celle d’un décret promulgué à Memphis, la capitale de l’Ancien empire, par le pharaon Ptolémée V, en 196 av. J.-C, la stèle d’Abu Dhabi est elle aussi un décret royal. 1300 ans plus ancienne que la première, elle remonte au règne du célèbre enfant-roi Toutankhamon (1327-1318 av. J.-C), dont le nom - pour les personnes impliquées dans cette désastreuse affaire - doit désormais évoquer une énième version de la « malédiction du pharaon » !

En 2018, à partir de clichés que lui avait envoyés le Louvre Abu Dhabi, l’égyptologue Marc Gabolde, [...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles