Lourdes peines à Abidjan dans l'affaire des "disparus du Novotel"

La justice ivoirienne a condamné à des peines de six à vingt ans de prison les principaux accusés dans l'affaire dite des "disparus du Novotel", en 2011, quatre étrangers dont deux Français enlevés à Abidjan puis torturés et tués. Le général Bruno Dogbo Blé (photo), ex-chef de la puissante Garde républicaine, a été condamné à dix-huit ans de prison. /Photo d'archives/REUTERS/Luc Gnago

ABIDJAN (Reuters) - La justice ivoirienne a condamné à des peines de six à vingt ans de prison les principaux accusés dans l'affaire dite des "disparus du Novotel", en 2011, quatre étrangers dont deux Français enlevés à Abidjan puis torturés et tués.

La plus lourde peine prononcée jeudi soir contre ce commando de six anciens soldats a concerné l'ex-commissaire de police Osée Loguey, qui a écopé de vingt ans de prison.

Le général Bruno Dogbo Blé, ex-chef de la puissante Garde républicaine, a été condamné, lui, à dix-huit ans de prison. Deux de ses adjoints ont écopé de la même peine.

Les faits remontent au 4 avril 2011, au plus fort de la violente crise post-électorale provoquée par le refus du président Laurent Gbagbo d'accepter le verdict des urnes et sa défaite à l'élection présidentielle de novembre 2010.

Un commando venu de la présidence avait fait irruption dans l'hôtel Novotel, en avait emmené son directeur, le Français Stéphane Frantz Di Rippel, son compatriote Yves Lambelin, patron du groupe agroindustriel ivoirien Sifca, et son assistant béninois, ainsi qu'un homme d'affaires malaisien.

Selon l'enquête, les quatre hommes ont été conduits au palais présidentiel, puis torturés et tués.

(Ange Aboa, Gilles Trequesser pour le service français)

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