Elle et «Louis(e)»

Libération.fr

TF1 lance lundi soir la première série française avec une héroïne transgenre. Une fiction un peu caricaturale mais qui a le mérite de porter à l’écran les galères et discriminations vécues par les personnes trans.

C’est un pas symbolique important : pour la première fois, une série française choisit une héroïne transgenre pour personnage principal. Les deux premiers épisodes de Louis(e) seront ainsi diffusés lundi soir en prime-time sur TF1, à quelques semaines de la Journée internationale de la visibilité trans, le 31 mars. Certes, début 2015, Arte avait commencé à frayer la voie en incluant dans Paris, sa minisérie chorale, Alexia, une chanteuse de cabaret transidentitaire. Mais là où elle était une femme parmi d’autres, Louise, elle, est bel et bien au cœur de l’intrigue. Après sept ans d’absence, elle revient dans la vie de son ex-femme, Agnès, qu’elle a quittée avant sa transition, décidée à faire valoir ses droits auprès de leurs deux enfants de 8 et 16 ans. Sauf qu’Agnès a depuis refait sa vie avec Adrien, un repoussoir beauf que n’étouffent ni la tolérance ni la délicatesse. Quant aux enfants, ils ignorent tout des vraies raisons du départ de ce parent confronté à l’incompréhension de sa femme. Comment leur dire la souffrance d’être née dans le mauvais corps ? Comment (re)trouver sa place auprès d’eux ? Se faire accepter telle qu’elle est ?

«On a souhaité quelque chose de plus moderne que la famille recomposée traditionnelle, explique Fabienne Lesieur, cocréatrice de la série. D’autant que la France est un peu en retard sur ce thème, déjà abordé dans beaucoup de séries étrangères [lire ci-contre]. Mais il est vrai que ce fut une surprise de voir TF1 se lancer dans ce projet…»

Il faut dire que la chaîne n’est pas franchement le navire amiral du combat pour les droits LGBT. Louis(e) s’intègre dans une stratégie de toilettage de ses fictions entamée ces derniers mois. «Nous voulons bousculer la figure du héros en proposant des personnages originaux, (...)

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