Louis Boyard a déposé sa plainte pour « injure publique » contre Hanouna

La plainte vise cinq déclarations de Cyril Hanouna le visant lors de l'émission « Touche pas à mon poste » sur C8 le 10 novembre : « Espèce d'abruti » ; « T'es un abruti » ; « Tocard va » ; « Bouffon va » ; « Toi, t'es une merde ».  - Credit:THOMAS SAMSON / AFP
La plainte vise cinq déclarations de Cyril Hanouna le visant lors de l'émission « Touche pas à mon poste » sur C8 le 10 novembre : « Espèce d'abruti » ; « T'es un abruti » ; « Tocard va » ; « Bouffon va » ; « Toi, t'es une merde ». - Credit:THOMAS SAMSON / AFP

La plainte est posée, comme promis. Le député LFI Louis Boyard l'a déposée à Paris avec constitution de partie civile « pour injure publique » contre l'animateur Cyril Hanouna, lui reprochant de l'avoir « insulté en direct pour avoir critiqué le propriétaire de sa chaîne » Vincent Bolloré, a appris l'Agence France-Presse de source proche du dossier. Dans cette plainte, Louis Boyard vise l'infraction d'« injure publique par un moyen de communication au public envers un membre élu au Parlement », passible d'une amende de 12 000 euros.

Il vise cinq déclarations de Cyril Hanouna le visant lors de l'émission Touche pas à mon poste sur C8 le 10 novembre : « Espèce d'abruti » ; « T'es un abruti » ; « Tocard va » ; « Bouffon va » ; « Toi, t'es une merde ». La plainte vise Cyril Hanouna comme auteur principal, mais aussi Maxime Saada, président du directoire de Canal+ détenant C8, pour la rediffusion des propos sur le site Internet de la chaîne.

Selon la plainte du député, « les termes employés par Cyril Hanouna revêtent un tel caractère agressif et outrageant, en totale décorrélation et disproportion vis-à-vis du débat initial, qu'ils ne peuvent manifestement pas constituer de simples qualificatifs désobligeants ou péjoratifs qui relèveraient d'un libre droit de critique couverts par la liberté d'expression ». Elle insiste sur le fait que ces insultes ont visé, circonstance aggravante, Louis Boyard en tant que député, et estime que ces propos « ont entraîné un défer [...] Lire la suite