Louis Aliot installé maire de Perpignan, plus grosse prise RN des municipales

AFP
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Louis Aliot (RN) enfile son écharpe de maire de Perpignan après avoir été officiellement élu par le conseil municipal le 3 juillet 2020
Louis Aliot (RN) enfile son écharpe de maire de Perpignan après avoir été officiellement élu par le conseil municipal le 3 juillet 2020

Perpignan (AFP) - Le député RN Louis Aliot a été élu vendredi maire de Perpignan par le conseil municipal, après sa victoire face au maire sortant LR dans cette ville de 120.000 habitants, première grosse prise municipale du RN depuis Toulon en 1995.

"On est là grâce à un choix démocratique clair des Perpignanais", a affirmé M. Aliot dans la salle du conseil d'agglomération, où se tenait le conseil municipal.

Il a fait part dans un discours très consensuel, de sa volonté de "bâtir un nouveau Perpignan dynamique et solidaire" face au "sentiment d'abandon" prévalant selon lui dans une ville plombée par des forts taux de pauvreté et de chômage.

A sa quatrième tentative de conquérir la cité catalane, il a été élu dimanche au second tour à la tête d'une liste sans étiquette avec 53% des voix, face au maire Les Républicains Jean-Marc Pujol (47%).

Ce cadre historique du Front national a recueilli vendredi les suffrages de 42 conseillers, sur un total de 57.

"Les trafics en tout genre vont cesser", a-t-il promis, annonçant un redéploiement de la police municipale et une "aide aux victimes". En matière de sécurité, "j'exige de l'Etat que les moyens soient mis en place", a-t-il lancé.

Il a aussi fixé comme priorité "la lutte contre l'habitat indigne" notamment dans le quartier gitan de Saint-Jacques dans le centre-ville.

C'est ensemble que nous travaillons et que nous réussirons", a-t-il insisté, indiquant vouloir ouvrir les commissions de la mairie à l'opposition.

"Nous serons le porte-voix des 52.000 Perpignanais qui n'ont pas voté pour vous", a rétorqué sa rivale Chantal Bruzzi, en additionnant les voix recueillies par M. Pujol et les abstentionnistes.

La prochaine échéance pour M. Aliot sera lundi 13 juillet le conseil d'agglomération dont il brigue la présidence. Mais cet avocat de 50 ans, pourrait y être confronté à un barrage de maires sans étiquettes et LR.

Conformément à la règle sur le cumul des mandats, il va céder son siège de député des Pyrénées-Orientales, qu'il avait conquis en 2017, à sa suppléante, Catherine Pujol.