Loueurs Airbnb, souriez vous êtes tracés

Libération.fr

La saison commence sous de nouveaux auspices pour les plateformes d’hébergement comme Airbnb, Homelidays ou encore Abritel. Depuis dimanche, un décret tente de réguler ce marché qui, selon l’Insee, a encore augmenté de 30 % l’an dernier en France pour attendre 26 millions de nuitées facturées. Désormais, dans les communes de plus de 200 000 habitants ainsi que dans celles de la petite couronne parisienne, les propriétaires de logement devront être munis d’un numéro d’enregistrement fourni par la mairie.

L’objectif de cette procédure est double. D’abord recenser tous les détenteurs d’appartements ou de maisons qui se livrent à de la location temporaire et doivent respecter une loi d’airain : ne pas louer leur bien plus de 120 jours par an. Au-delà, la plateforme comme le propriétaire risquent 1 500 euros d’amende par nuit. Soucieux d’apparaître comme le bon élève du secteur, Airbnb a déjà proposé de mettre en place un mécanisme de blocage automatique au-delà de ce plafond de 120 nuits. «Ce décret n’empêche pas le développement de cette activité, il permet simplement de démasquer les loueurs professionnels», se réjouit Laurent Duc qui, au nom de l’Union internationale des métiers de l’hôtellerie, a ferraillé pour obtenir ce texte.

De manière moins officielle, ce décret est également une aubaine pour les municipalités. Dès lors que les loueurs sont tracés, il leur deviendra difficile d’échapper à la taxe de séjour perçue sur les hôtels mais aussi sur les locations temporaires de logement. Dans cette dernière catégorie, elle est fixée à 0,83 centime par personne et par nuit. Si son encaissement est généralisé par les plateformes, 30 millions par an pourraient tomber l’escarcelle des communes touristiques petites ou grandes - bien loin, toutefois, des 200 millions acquittés par les hôteliers.

Enfin, le fisc voit plutôt d’un bon œil ce recensement des loueurs sur Internet. En croisant ce fichier avec celui des déclarations fiscales, Bercy devrait pouvoir débusquer ceux (...)

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