L'opposant russe Navalny visé par de nouvelles accusations "d'extrémisme"

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L'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny le 20 février 2021 lors d'une audience de justice à Moscou (AFP/Kirill KUDRYAVTSEV)

L'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny et plusieurs de ses proches collaborateurs sont visés par de nouvelles accusations "d'extrémisme" passibles de lourdes peines de prison, ont annoncé les enquêteurs mardi, après des mois de répression de son mouvement.

Selon un communiqué du Comité d'enquête, chargé des principales investigations criminelles en Russie, M. Navalny et ses alliés sont accusés d'avoir "créé et dirigé une organisation extrémiste" qui, de 2014 à 2021, portait notamment le message "d'un changement de pouvoir par la violence".

Les organisations de M. Navalny ont été bannies pour extrémisme en juin dernier à l'approche des législatives du 19 septembre. Celles-ci, émaillées de fraudes selon les détracteurs du Kremlin, ont été remportées par le parti de Vladimir Poutine, alors que toute forme d'opposition radicale avait été interdite de scrutin.

Parmi les autres personnes visées par cette nouvelle enquête criminelle, on retrouve les deux collaborateurs les plus proches d'Alexeï Navalny, Ivan Jdanov et Leonid Volkov, qui sont en exil à l'étranger depuis des mois, comme de nombreux autres opposants à M. Poutine.

Lioubov Sobol, une autre cadre du mouvement de M. Navalny, est également citée dans ce nouveau dossier.

Les autorités russes reprochent à l'opposant et militant anti-corruption d'avoir voulu "discréditer les organes étatiques et leur politique, déstabiliser la situation dans les régions, créer un désir de protestation dans la population et convaincre l'opinion de la nécessité d'un changement de pouvoir par la violence".

Selon les enquêteurs, les manifestations illégales qu'ils organisaient véhiculaient "des appels à des actions extrémistes et terroristes".

MM. Navalny, Jdanov et Volkov risquent en cas de condamnation dans ce dossier de 6 à 10 ans de prison, tandis que les autres opposants cités dans l'enquête, comme Mme Sobol, risquent deux à six ans de détention.

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