L'OPA de Veolia sur Suez, un bras de fer d'une rare violence

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Un bras de fer d'une rare violence. En lançant une OPA surprise sur Suez dimanche, Veolia a fait monter la tension entre les deux géants à un niveau rarement atteint dans la finance. Si la Bourse a déjà connu des batailles oniriques, comme Total-Elf en 2000 ou encore le duel entre l'ex-groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR) et LVMH pour le contrôle de Gucci l'année suivante, rarement de grandes entreprises sont allées si loin dans le principe d'œil pour œil et dent pour dent. Mais il faut dire que tous les ingrédients sont réunis pour que l'affrontement soit sans merci.

Une concurrence historique

"Ce sont deux groupes qui cristallisent des décennies de concurrence sur le marché français", rappelle au micro d'Europe 1 François Chaulet, directeur général de Montségur Finances. Toutes deux ont "une culture d'entreprise très forte qui donne deux mangement relativement opposés. Ce sont les prémices d'une bataille qui ne fait que commencer", ajoute cet observateur averti de la Bourse. Il semble en effet que la conclusion de cette guerre soit encore loin devant nous : Suez a saisi en urgence le tribunal de commerce de Nanterre pour mettre fin à l'OPA de son concurrent. Une opération qui vise à obtenir 70,1% de Suez. 

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Une bataille loin d'être terminée

Cette passe d'armes initiée par Veolia a agacé le ministre des Finances, Bruno le Maire, qui a rappelé sur Europe 1 lundi matin qu'"on ne peut pas réussir une ...


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