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L'ONU fustige les «conditions de détention horribles» dans les prisons du Gabon

Une délégation onusienne a mené des visites inopinées dans dix-huit lieux de privation de liberté du pays, et constaté la surpopulation et des conditions de détentions « horribles et déplorables ».

Une mission du sous-comité de l'ONU pour la prévention de la torture rentre d'une mission d'évaluation à Libreville, effectuée du 10 au 16 mars dernier. Elle remettra un rapport au gouvernement, qui aura le choix de le publier ou non.

Les six représentants du sous-comité ont mené des visites inopinées dans des prisons, des commissariats, des gendarmeries, à la direction générale du contre-espionnage et de la sécurité militaire (la fameuse B2), mais aussi dans un établissement psychiatrique et un centre gériatrique.

Pas d'améliorations depuis 2013

Partout, ils ont rencontré des « conditions de détention horribles » écrit le chef de délégation, le Marocain Abdallah Ounnir, qui pointe « le recours systématique à la détention provisoire et sa durée excessivement longue. Les droits fondamentaux des personnes présumées innocentes sont ainsi bafoués, notamment par la lenteur de la justice ». La mission de l'ONU souligne en effet « le recours systématique à la détention provisoire et sa durée excessivement longue ».

Désengorger les prisons est une recommandation du symposium de la justice organisé en décembre dernier par le gouvernement.

Rare note positive, le comité salue la mise en place de la future commisison nationale des droits de l'homme, qui sera en charge du sujet. De son côté, Lionel Engonga, désormais député de la transition, accueille favorablement l'annonce d'une grâce présidentielle pour un millier de détenus.


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