L'ONU exhorte au rapatriement des enfants de jihadistes bloqués en Syrie

·2 min de lecture

Le chef du bureau des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme estime que le sort des enfants des combattants de l'organisation État islamique en Syrie, qui vivent aujourd'hui dans le camp d'al-Hol dans le nord-est du pays, est l'un des problèmes les plus urgents à régler.

Sur les 62 000 personnes hébergées à al-Hol, le plus grand camp dans le nord-est de la Syrie, plus de 80% sont des femmes et des enfants. Ils sont venus y trouver refuge en 2019 après la défaite du groupe État islamique et la perte des derniers bastions jihadistes.

Pour Vladimir Voronkov, le chef des Nations unies chargé de la lutte contre le terrorisme, il est urgent d'agir pour sauver ces 27 000 enfants abandonnés à leur sort et vulnérables. Selon lui, ils doivent être rapatriés d'urgence dans leur pays d'origine et réintégrés dans leur communauté. Il en appelle à la responsabilité des 60 États dont sont originaires les enfants. Si rien n'est fait, dit-il, ces mineurs risquent d'être radicalisés à l'intérieur du camp ou d'être enrôlés de force par le groupe jihadiste.

La Russie et le Kazakhstan qui prenait part à la réunion virtuelle des Nations unies, ont déjà rapatrié 1 000 enfants et leurs familles. Vladimir Voronkov les a cités en exemple pour rassurer les pays sur les potentiels dangers sécuritaires. Les craintes sont infondées, a-t-il souligné, les enfants doivent être traités avant tout comme des victimes et les mineurs de moins de 14 ans ne doivent pas être détenus ni jugés.

► À lire aussi : Syrie: situation humanitaire intenable au camp d'al-Hol

Un constat que partage Virginia Gamba, la représentante spéciale des Nations unies pour les enfants en temps de conflit. Ces enfants, conclut-elle, méritent d'avoir une chance dans leur vie, comme n'importe quel autre enfant.