L'Onu demande au Nicaragua de pouvoir enquêter après les manifestations

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a demandé au Nicaragua de le laisser entrer dans le pays pour recueillir des preuves sur la mort de dizaines d'étudiants dans les manifestations du mois d'avril, a déclaré vendredi sa porte-parole, Ravina Shamdasani. /Photo d'archives/REUTERS/Carlo Allegri (Reuters)

GENEVE (Reuters) - Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a demandé au Nicaragua de le laisser entrer dans le pays pour recueillir des preuves sur la mort de dizaines d'étudiants dans les manifestations du mois d'avril, a déclaré vendredi sa porte-parole, Ravina Shamdasani.

"Nous sommes préoccupés par la situation instable au Nicaragua, où, selon des informations crédibles, au moins 47 personnes, des étudiants pour la plupart, ainsi que deux policiers et un journaliste, ont été tuées dans le cadre de manifestations qui ont commencé à la mi-avril", a-t-elle dit.

Après une répression violente par la police, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de la capitale Managua pour exiger la démission du président Daniel Ortega, accusé par ses détracteurs de vouloir créer une dictature familiale.

Les manifestations ont commencé en réaction aux réformes de la sécurité sociale mais se sont élargies pour inclure des demandes de justice pour les meurtres.

L'Onu attend la réponse du gouvernement, a indiqué la porte-parole du HCDH.

Le département d'Etat américain a déclaré vendredi que les Etats-Unis restaient préoccupés par la crise au Nicaragua.

"Les responsables des meurtres et autres violations des droits de l'homme doivent être traduits en justice", indique le communiqué du département d'Etat.

(Tom Miles avec d'Eric Walsh à Washington; Danielle Rouquié pour le service français)