L'ONU dénonce la détention arbitraire au Gabon d'un Français, ex-proche du président Ali Bongo

© AFP PHOTO / HO / GABONESE PRESIDENCY

Le cas devient urgent. Emprisonné depuis décembre 2019 à la prison centrale de Libreville, au Gabon, Brice Laccruche voit son état de santé se dégrader. Malgré la perte d’une trentaine de kilos et des saignements récurrents depuis plusieurs semaines, l’ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo vient juste d’obtenir la promesse d’être extrait de sa cellule pour être conduit à l’hôpital. Les pressions diplomatiques exercées depuis Paris pourraient être à l’origine de ce premier signe d’amélioration de son sort. Car, né à Marseille, Brice Laccruche, âgé de 42 ans, détient la nationalité française.

Rien ne laissait prévoir un tel engrenage pour quelqu’un qui fut l’un des hommes forts du régime. En octobre 2018, il est le plus proche collaborateur d’Ali Bongo lorsque le chef de l’État gabonais est frappé par un AVC. L’accident va éloigner ce dernier de l’exercice direct du pouvoir pendant treize mois. Laccruche devient alors plus visible. Il effectue une tournée en province, gère les affaires courantes. Au retour effectif du président, il est brutalement écarté, puis incarcéré dans le cadre de l’opération Scorpion lancée contre la corruption. Il lui est reproché d’avoir détourné plusieurs milliards de francs CFA et d’avoir usurpé la nationalité gabonaise. Son frère cadet, Grégory, est lui aussi arrêté.

Une plainte déposée à Paris

Brice Laccruche est placé à l’isolement. Ses conditions de détention sont strictes. L’instruction de son dossier est menée au ralenti. Aucune tr...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles