L'Onu confiante dans la conclusion d'une trêve durable en Libye

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L'ONU CONFIANTE DANS LA CONCLUSION D'UNE TRÊVE DURABLE EN LIBYE
L'ONU CONFIANTE DANS LA CONCLUSION D'UNE TRÊVE DURABLE EN LIBYE

GENEVE (Reuters) - L'émissaire des Nations unies par intérim pour la Libye, Stephanie Williams, s'est déclarée confiante, mercredi, dans la conclusion d'un cessez-le-feu durable dans le pays au vu des discussions en cours entre belligérants, qui ont déjà abouti à un accord sur la réouverture des liaisons terrestres et aériennes.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à Genève, la diplomate américaine a déclaré que les deux parties, qui négocient depuis plusieurs semaines à Genève, ont également convenu de maintenir "le calme sur les lignes de front et d'éviter toute escalade militaire".

"C'est pour cela que je continue à être très optimiste sur le fait que les parties vont conclure un cessez-le-feu plus durable et permanent", a-t-elle ajouté.

Les premiers vols entre Tripoli et Benghazi, la principale ville de Cyrénaïque, dans l'Est, reprendront cette semaine et les deux camps ont également dit vouloir progresser sur un échange de prisonniers, a précisé l'émissaire.

Le gouvernement d'entente nationale (GEN), en place à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, et l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen, se disputent le contrôle de la Libye depuis des années, avec le soutien de puissances étrangères.

Les lignes de front sont figées depuis juin, après l'échec d'une offensive sur Tripoli lancée par l'ANL en avril 2019. Depuis, le Premier ministre du GEN, Fayez al Sarraj, a annoncé qu'il quitterait ses fonctions d'ici la fin octobre, et les deux camps ont accepté des discussions sous l'égide de l'Onu.

Les discussions qui se déroulent à Genève entre représentants militaires du GEN et de l'ANL seront suivies d'un dialogue politique à Tunis à partir du 9 novembre, a déclaré Stephanie Williams.

La Turquie soutient le GEN et le maréchal Haftar est appuyé par l'Egypte, la Russie et les Emirats arabes unis.

Les puissances étrangères doivent "débarrasser le terrain", a dit l'émissaire des Nations unies, selon qui les belligérants libyens sont déjà convenus qu'en cas de conclusion d'un accord de trêve permanente, tous les mercenaires et forces étrangères devront se retirer du pays dans un délai de trois mois, sous la supervision des Nations unies.

(Stephanie Nebehay, version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault)