"On l'a bien cherché" : deux jeunes artistes "enculistes" relaxés pour apologie de terrorisme

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Ils étaient poursuivis pour "apologie de terrorisme" après avoir placardé dans Paris des affiches ambiguës qui singeaient les codes esthétiques de Charlie Hebdo. Les deux jeunes hommes, qui se réclament du mouvement des "enculistes" ont été relaxés dans la matinée. Récit.

C'est peu dire qu'en lançant leur courant artistique, Luc V. et Loïc C. ne s’attendaient pas du tout à être poursuivis pour une infraction à caractère terroriste. Début 2021, les deux jeunes hommes âgés de 20 et 26 ans collent sur les murs de Paris une vingtaine d’affiches à fond noir qui parodient la Une et les codes graphiques de Charlie Hebdo. Avec ces mots, en gros caractères : " Entre nous, on l’a bien cherché ". Et en dessous, en tout petit : " Pas de panique, ce n’est qu’une affiche d’enculés. Pour arrêter d’être un enculé : faites-vous interner. " Les deux acolytes ont été placés en garde à vue et poursuivis pour " apologie de terrorisme ". Ils encourent 5 ans de réclusion. Luc, cheveux blonds frisés et col de chemise dépassant du pull, est tout penaud face au tribunal correctionnel de Paris, ce 31 mars. " Si j’avais su que ces affiches pouvaient me mener en garde à vue, j’aurais dit non… ", articule timidement cet étudiant en sciences physiques à l’École normale supérieure (ENS). Un " nouvel art subversif "Car c'était une campagne " choc " pour le lancement des " enculistes ", un micro-mouvement artistique se réclamant du dadaïsme. Il se présente ainsi sur son site Internet : " À mesure...

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