Le long parcours qui attend les débarqués de l'«Ocean Viking»

AFP - VINCENZO CIRCOSTA

La prise en charge des rescapés de l’Ocean Viking a commencé dans la zone d’attente sur la presqu’île de Giens, à quelques kilomètres de Toulon, et dans un hôtel pour les mineurs isolés. En tout, l’État a mobilisé 600 personnes et des associations se trouvent aussi sur place.

Richard Fradin est volontaire à la Croix Rouge. Il est présent dans la zone d’attente de Giens et c’est dans ce lieu qu’il décrit comme « fermé, mais pas oppressant », qu’il a vu arriver vendredi les 230 personnes descendues de l’Ocean Viking.

Ici, la Croix rouge est en mission humanitaire. Elle tente de répondre aux besoins immédiats des personnes débarquées de l’Ocean Viking : « On a commencé avec des activités classiques de réconfort : distribution de boissons chaudes, de vêtements, de chaussures… Beaucoup de rescapés sont pieds nus, les passeurs leur ont volé leurs chaussures à l’embarquement ».

Mais outre les besoins immédiats, la mission principale de la Croix-Rouge dans cette zone d’attente, c’est la mise en lien des migrants avec leurs familles. « On a mis en place un système de wifi et l’accès à des téléphones avec du crédit pour l’international. Les gens peuvent appeler leur famille, leurs proches et leur dire “c’est bien vrai, ça s’est bien passé, je suis vivant” », raconte le volontaire.


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