Le long combat du père d'Elodie Kulik pour obtenir justice, 17 ans après le meurtre de sa fille

"Je suis prêt. Comme un boxeur avant d’entrer sur le ring." Depuis 17 ans, Jacky Kulik retient son souffle, nourrissant l’espoir de voir un jour jugés les meurtriers de sa fille. Ce jeudi, il s’apprête à pousser la porte de la Cour d’assises d’Amiens et à faire face à Willy Bardon sur le banc des accusés. A 45 ans, cet homme originaire de Saint-Quentin, dans les Hauts-de-France, comparaît pour l’enlèvement, la séquestration, le viol et le meurtre d’Elodie Kulik en 2002.

Cette année-là, dans la nuit du 10 au 11 janvier, la Peugeot 106 grise de cette directrice d'agence bancaire est découverte abandonnée sur le bas-côté d’une départementale, dans la Somme. Sur le siège passager, les gendarmes retrouvent son sac à main. Les clés du véhicule sont toujours sur le contact, mais la jeune femme de 24 ans, elle, est introuvable. Sa disparition inquiète, d’autant qu’à 00h22 elle a passé un appel aux services d’urgences. Dans cet enregistrement de 26 secondes, la voix d’Elodie, en pleurs, résonne et réclame de l’aide. Dans le fond, deux hommes à l'accent picard parlent indistinctement. 

Son corps est finalement retrouvé le 12 janvier au matin, dans une décharge agricole à 6 km de sa voiture accidentée. Elle a été violée, étranglée puis brûlée, conclut le rapport d’autopsie joint au dossier d’instruction que BFMTV.com a pu consulter. La sinistre nouvelle tombe comme un couperet sur Jacky et Marie-Rose Kulik qui...

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