Londres : plusieurs morts dans le gigantesque incendie d'un immeuble de 27 étages


L’incendie a fait 12 morts selon la police, et au moins 74 blessés. L’immeuble a brûlé toute la nuit. 200 pompiers sont toujours en train de lutter contre le feu.

Les flammes s’étendent du 2e au 27e et dernier étage de cette tour d’habitation du quartier de North Kensington, dans l’Ouest de Londres.


Appelés peu avant 1h du matin ce mercredi (00h GMT), les sapeurs-pompiers se battent toujours contre ce spectaculaire incendie dans cet immeuble de 120 appartements. Quarante camions et 200 pompiers ont été dépêchés sur place, ainsi qu’une vingtaine d’ambulances.

Six morts sont à déplorer selon la police. 74 personnes ont été admises dans les six hôpitaux de la ville. Parmi elles, 64 sont blessées et ont prises en charge sur les lieux de l’incendie. 20 personnes se trouvent dans un état critique.


Des habitants piégés crient à l’aide

Des résidents en pyjama ont été évacués, et certains essayaient de contacter des proches coincés dans la tour. D’autres habitants de la tour pourraient encore être bloqués à l’intérieur.

Car plusieurs personnes seraient encore piégées à l’intérieur. Selon des témoins et les médias britanniques, plusieurs personnes, piégées à l’intérieur de l’immeuble, criaient à l’aide depuis les fenêtres des étages supérieurs. Un homme a été vu en train d’agiter un linge blanc à la fenêtre.

Des listes ont été mises en place dans les centres d’accueil et les hôpitaux pour savoir qui manquait à l’appel.

Des conditions difficiles pour maîtriser ce feu

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a fait état d’un “accident majeur” sur son compte Twitter.


“Des pompiers portant des appareils respiratoires sont en train de travailler dans des conditions très difficiles pour maîtriser ce feu” a déclaré le commissaire adjoint des pompiers Dan Daly dans un message publié en ligne. “C’est un accident considérable et très sérieux”, a-t-il ajouté.


Des plaintes sur l’état de l’immeuble

La cause de l’incendie reste inconnue pour le moment.

Mais des documents en ligne montrent qu’un collectif de résidents s’était plaint à plusieurs reprises ces dernières années de l’état de l’immeuble, construit en 1974, et des risques d’incendie potentiels.

AFP PHOTO / Natalie OXFORD