Londres refuse de rendre les frises du Parthénon à la Grèce

Londres affirme que les frises du Parthénon ont été « acquises légalement » en 1802 par le diplomate britannique Lord Elgin qui les a revendues au British Museum.  - Credit:OLIVIER BOITET / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN
Londres affirme que les frises du Parthénon ont été « acquises légalement » en 1802 par le diplomate britannique Lord Elgin qui les a revendues au British Museum. - Credit:OLIVIER BOITET / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN

Alors qu'Athènes espérait le retour en Grèce des frises du Parthénon, qui sont en Angleterre depuis 1802, Londres a opposé un refus qui semble définitif.

Une décision ferme et définitive. Mercredi 11 janvier, Londres a annoncé maintenir les frises du Parthénon en exposition au sein du British Museum, douchant ainsi les espoirs d'Athènes, qui voulait tant le retour de ce trésor sur ses terres. « J'ai été très claire à ce sujet : je ne pense pas qu'elles devraient retourner en Grèce », a déclaré la ministre de la Culture Michele Donelan sur la BBC à propos de ce dossier épineux au cœur de tensions entre Londres et Athènes.

Depuis des décennies, la Grèce demande la restitution d'une frise de 75 mètres détachée du Parthénon ainsi que d'une des célèbres cariatides provenant de l'Erechtheion, petit temple antique également sur le rocher de l'Acropole, toutes deux pièces maîtresses du British Museum.

Londres affirme que les sculptures ont été « acquises légalement » en 1802 par le diplomate britannique Lord Elgin qui les a revendues au British Museum. Mais la Grèce soutient qu'elles ont été l'objet d'un « pillage » alors que le pays était sous occupation ottomane.

La restitution des frises du Parthénon est un sujet hautement sensible en Grèce. Au musée de l'Acropole, un espace laissé vide est d'ailleurs réservé à cette frise.

Le 4 janvier, le journal britannique The Telegraph a réveillé l'espoir des Grecs en révélant que le président du British Museum George Osborne était en train de conclure un accord avec Athènes pour le retour en Grèce de ces trésors, dans le cadre d'un prêt à long terme, un "échange culturel" qui [...] Lire la suite

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