Londres, Paris, Bruxelles : des centaines de milliers de personnes réclament un cessez-le-feu à Gaza

La fin de la guerre à Gaza, c'est ce que 300 000 personnes -selon la police- ont réclamé ce samedi à Londres. Plus de 2 000 agents étaient déployés, pour veiller à ce que la marche reste pacifique, après une semaine d'affrontements politiques sur la tenue de la manifestation le week-end où la Grande-Bretagne honorait ses morts à la guerre.

La police londonienne s'est heurtée à des manifestants d'extrême droite et a arrêté 82 personnes.

Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont également défilé à Bruxelles pour exiger un cessez-le-feu immédiat. Des familles et des enfants ont participé à cette manifestation pacifique.

En France ce week-end les partis politiques manifestent en ordre dispersé : cette marche pro-palestinienne avait lieu la veille du rassemblement contre l'antisémitisme. Emmanuel Macron n'y participera pas dimanche, se déclarant présent par la pensée.

La Première ministre Elisabeth Borne, dont le père de confession juive a été déporté, sera présente, de même que les anciens présidents Sarkozy et Hollande et les leaders de l'extrême droite. Leur présence a poussé le parti de Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise, à refuser d'y participer, contrairement à ses alliés socialistes, verts et communistes de la NUPES

La marche a été convoquée par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, dans le contexte d'une augmentation alarmante des actes antijuifs depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas. En France, où vit la plus grande population juive d'Europe, 1 159 actes antisémites ont été recensés depuis le 7 octobre, soit près de trois fois plus que l'ensemble des actes commis contre les Juifs français en 2022 (ministère de l'Intérieur).