Et Londres se dépeupla…

De notre correspondant à Londres, Marc Roche
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Dans le sud de Londres, en juillet 2020.   
Dans le sud de Londres, en juillet 2020.

C'était hier. Londres, métropole dynamique, multiculturelle, excentrique où chacun, de souche ou d'adoption, pouvait miser son destin. La pandémie et le Brexit ont fait voler en éclats l'image d'ombilic de la planète, comme l'atteste la baisse de 8 % de la population enregistrée depuis mars. Il s'agit de la première contraction depuis plus de trois décennies.

D'après une étude du centre d'études Economic Centre for Excellence, la capitale, qui comptait 9 millions d'habitants en 2019, a perdu 700 000 personnes, en très grande majorité des étrangers, depuis l'entrée en vigueur du premier confinement, le 23 mars 2020. Il s'agit essentiellement de travailleurs peu ou pas qualifiés opérant dans les secteurs des loisirs et du tourisme (restaurants, pubs, hôtels, entertainment?), durement frappés par les restrictions sanitaires liées au Covid.

D'après la mairie, le manque à gagner s'élève à 44 milliards de livres (49,42 milliards d'euros) en 2020 en raison d'une contraction de 9,5 % du taux de croissance de la capitale. Le taux de chômage officiel est passé de 4,3 % à 6 %. Et il faudra attendre l'été 2022 pour que la reprise attendue fasse connaître ses effets.

Pancartes « À vendre »

Le Brexit est également à l'origine de ces départs. Échaudés par la perspective de la sortie intervenue le 1er janvier, de nombreux professionnels de la City issus de l'Union européenne, à l'instar de financiers, d'avocats, de comptables et de sous-traitants, ont décampé. Les services fi [...] Lire la suite