Ce que l'on sait des tags anti-police découverts à Savigny-le-Temple

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Des inscriptions haineuses incitant à la violence envers les policiers et les policières ont été retrouvées dans le hall d'un immeuble à Savigny-le-Temple. - BFMTV
Des inscriptions haineuses incitant à la violence envers les policiers et les policières ont été retrouvées dans le hall d'un immeuble à Savigny-le-Temple. - BFMTV

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Des tags menaçant les forces de l'ordre ont été retrouvés dans le hall d'un immeuble de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) vendredi soir. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu sur place dimanche pour rencontrer la maire de la ville. Celui-ci a assuré que des "provocations" comme celles-ci ne resteront pas "impunies".

· Quels sont les faits?

Une équipe des forces de l'ordre a découvert ces inscriptions vendredi soir lors d'une opération à Savigny-le-Temple.

"On s'aperçoit qu'il y a un potentiel vendeur de produit au niveau d'un hall d'immeuble qu'on connaît bien. On descend pour essayer de voir si on peut contrôler l'individu ou l'interpeller. Quand on arrive dans le hall, on tombe sur une trentaine de tags anti-police", explique un policier au micro de BFMTV.

Parmi ces inscriptions, se trouve notamment un tableau de prime avec une liste d'actions à mener contre les policiers en échange d'une somme d'argent. "Couper la tête d'un policier = 500.000 euros" ou "Jet de boule de pétanque sur la police = 200 euros", peut-on lire sur les murs.

Des menaces envers les habitants qui transmettraient des informations à la police ont également été retrouvées. Des agents municipaux ont repeint les murs durant le week-end.

· Où en est l'enquête?

Une opération de police a été menée hier soir mais aucune interpellation n'a été réalisée pour l'instant. La surveillance des forces de l'ordre est accrue depuis dimanche et devrait s'intensifier dans les prochains jours.

Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Melun.

"La police judiciaire est saisie par le parquet de cette affaire afin que nous retrouvions les responsables et, grâce, notamment, au nouveau délit que la loi a pu créer, de poursuivre ces personnes qui menacent les policiers", a expliqué le ministre de l'Intérieur dimanche. 876450610001_6279634006001

L'enquête ne s'annonce pas simple pour les forces de l'ordre, il va falloir remonter jusqu'aux auteurs de ces tags. Cela peut passer par la vidéosurveillance si des caméras sont présentes dans le hall de l'immeuble. Un travail d'analyse ADN a déjà commencé ainsi qu'une enquête de voisinage.

· Y-a-t-il déjà eu des faits similaires?

Ces tags menaçant la police sont loin d'être les premiers. Il n'existe toutefois pas de statistiques sur le nombre de tags anti-policiers en France, a indiqué le ministère de l'Intérieur à BFMTV. Seuls les plus importants d'entre eux font l'objet de signalisation et peuvent mener à l'ouverture d'une enquête.

C'est le cas mi-octobre, concernant les listes de prénoms et de noms de policiers de la BAC retrouvés dans un immeuble de Vigneux-sur-Seine dans l'Essonne. Le parquet d'Evry avait ouvert une enquête. En avril dernier, une enquête avait également été ouverte après la découverte de photos de policiers placardées dans des immeubles à Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis.

Si les inscriptions anti-police ne sont pas nouvelles, des policiers ont confié à BFMTV qu'auparavant les membres de la BAC étaient plus spécifiquement visés par ces inscriptions. Désormais c'est davantage la fonction de policier qui est ciblée.

•Que risquent les auteurs?

La menace de commettre un crime ou un délit contre un fonctionnaire de la police nationale est punissable de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Cette peine s'alourdit à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende lorsqu'il s'agit de menaces de mort.

Article original publié sur BFMTV.com

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