Ce que l'on sait de la nouvelle attaque au Capitole à Washington, qui a tué un policier

Robin Verner
·4 min de lecture

Vendredi, un homme a projeté sa voiture sur des policiers, tuant l'un des agents, à proximité du Capitole aux États-Unis. L'identité du suspect n'a pas été confirmée mais la police ne croit pas, à ce stade, à une motivation terroriste.

Le Capitole des États-Unis a été visé vendredi par une nouvelle attaque lorsqu'un jeune homme a précipité sa voiture sur des policiers, tuant un agent et en blessant un autre avant d'être abattu. Joe Biden s'est dit "dévasté" par cet acte survenu près de trois mois après l'assaut meurtrier du siège du Congrès à Washington, mené par des manifestants pro-Trump parmi lesquels figuraient des militants d'extrême droite.

• Les faits: une attaque à la voiture-bélier ayant entraîné un mort dans la police

"Le suspect a percuté deux de nos agents avec sa voiture", puis a heurté une barrière, a expliqué la cheffe de la police du Capitole à Washington, Yogananda Pittman. Sur une grande avenue toute proche, le véhicule bleu de l'assaillant est resté embouti contre une barrière pendant plusieurs heures, avant d'être déplacé.

"A ce moment-là, le suspect est sorti du véhicule avec un couteau à la main" et "a commencé à s'avancer vers les agents", qui lui ont "tiré" dessus. "Il est mort vers 13h30", a poursuivi Yogananda Pittman. Elle a alors annoncé la mort de son agent, William Evans, qui travaillait dans ses services depuis 18 ans.

La réponse des forces de l'ordre au moment des faits a été rapide. Boucliers à la main, des militaires de la Garde nationale avaient rapidement pris position vendredi autour de l'imposant bâtiment blanc et près de barrages de police qui bloquaient la route. 

Il faut dire qu'ils sont déployés à Washington depuis janvier. Plusieurs milliers de partisans de Donald Trump s'étaient jetés à l'assaut du siège du Congrès le 6 janvier, au moment où les élus certifiaient la victoire de son rival démocrate Joe Biden à la présidentielle. Cinq personnes sont mortes au cours de cette attaque, dont un policier, et plus de 300 personnes ont été arrêtées jusqu'ici en lien avec leur participation à l'assaut.

• Une attaque qui ne semble pas "liée au terrorisme" 

Pour l'heure, les motivations de l'attaque de vendredi demeurent inconnues, et peu d'informations ont filtré jusqu'à la presse sur ce point. À peine sait-on que la police n'imagine pas, à ce stade du moins, un facteur terroriste.

L'attaque ne paraît pas "liée au terrorisme, mais nous allons bien évidemment continuer d'enquêter", avait ainsi précisé plus tôt le chef de la police de Washington, Robert Contee.  

Les élus du Congrès sont en vacances parlementaires cette semaine, mais certains membres de leurs équipes, des employés, des journalistes et des policiers étaient présents lors de ces faits, survenus en tout début d'après-midi.

 • Le nom du suspect n'a pas été confirmé, mais un profil circule 

La police n'a pas révélé l'identité du suspect, qui a brandi un couteau avant d'être abattu. Mais les médias américains ont affirmé qu'il s'agissait de Noah Green, un jeune homme noir âgé de 25 ans. Ils ont diffusé sa photo ainsi que celle de sa page Facebook, sur laquelle il exprimait sa sympathie pour le dirigeant du mouvement Nation of Islam, Louis Farrakhan, régulièrement dénoncé pour avoir tenu des propos antisémites.

Le réseau social a réagi dans la soirée par un communiqué, où il indique avoir retiré les comptes Facebook et Instagram du suspect, et "tout contenu qui fait l'éloge, soutient, ou représente l'attaque ou le suspect". D'autres détails sur le suspect ont également commencé à émerger dans la soirée. 

L'université Christophe Newport a ainsi confirmé à l'Agence France-Presse (AFP) que Noah Green était diplômé en finance de cette institution de Virginie depuis 2019.

• L'émotion de la classe politique, Biden "dévasté"

La classe politique a dit son émotion dans les instants et les heures qui ont suivi l'événement. "Nous savons à quel point les temps sont durs pour le Capitole, pour tous ceux qui y travaillent et ceux qui le protègent", a souligné Joe Biden dans un communiqué, en ordonnant la mise en berne des drapeaux des bâtiments publics fédéraux.

Les figures du Congrès ont également dit leur mot. La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a ordonné de mettre les drapeaux en berne au Capitole en hommage au policier décédé, "martyr pour notre démocratie".

"Aujourd'hui, encore une fois, ces héros ont risqué leurs vies pour protéger le Capitole et notre pays", a-t-elle écrit.

"Encore une fois, des agents courageux de la police du Capitole ont été violemment attaqués pendant qu'ils faisaient tout simplement leur travail", a renchéri le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell.

Article original publié sur BFMTV.com

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