Ce que l'on sait de l'interpellation d'un détenu évadé de la prison d'Osny

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La maison d'arrêt d'Osny - Image d'illustration  - Thomas SAMSON / POOL / AFP
La maison d'arrêt d'Osny - Image d'illustration - Thomas SAMSON / POOL / AFP

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Moins de 24 heures après les faits, on en sait désormais plus sur la fin de cavale. Ce dimanche en milieu d'après-midi, Louis F., ce détenu de 28 ans qui s'était échappé de l'hôpital de Pontoise à la faveur d'une fausse tentative de suicide, a été interpellé à Wegberg, non loin de la ville allemande de Dusseldorf. Incarcéré à la maison d'arrêt d'Osny, dans le Val d'Oise, il avait profité de son transfert vers l'établissement hospitalier pour s'évader.

Pour cela, il avait reçu la complicité de sa compagne, mineure, qui avait tiré sur l'un des surveillants lors de l'évasion. C'est en enquêtant sur cette dernière que les policiers de la Brigade Nationale de Recherche des Fugitifs ont pu aiguiller les officiers allemands en charge de l'arrestation. Selon une source policière à BFMTV, un travail sur la téléphonie et sur les réseaux sociaux de la complice a notamment été réalisé.

Au moment de l'arrestation, tous deux se trouvaient dans un fourgon immatriculé en France, possiblement le même qui a servi à l'évasion cinq jours plus tôt, et avaient en leur possession un fusil à pompe ainsi que quatre cartouches. "Les enquêteurs allemands sont en contact avec leurs homologues français dans le cadre de la demande d'extradition", a souligné le parquet de Pontoise à l'AFP, précisant que "l'interpellation s'est passée sans difficulté".

Multi-condamné

Les faits survenus mardi dernier ont été particulièrement violents. Le détenu était arrivé vers 21h30 au centre hospitalier de Pontoise pour être soigné d'une profonde entaille sur le bras.

Trois agents pénitentiaires, secondés par des pompiers, l'avaient sorti quelques minutes plus tôt de sa cellule de la maison d'arrêt d'Osny toute proche où il était incarcéré depuis le 1er octobre dans une enquête pour assassinat sur un homme de 18 ans.

Louis F., condamné à de multiples reprises, notamment pour des délits routiers et des faits de violences aggravées, n'était pas classé comme un détenu particulièrement signalé (DPS).

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Sur le parking, une femme munie d'une arme longue les attendait de pied ferme. La complice, après avoir demandé que son compagnon soit détaché, avait tiré sur l'un des fonctionnaires, non armé comme ses collègues.

Protégé par son gilet pare-balles et blessé légèrement par "30 impacts de plomb, superficiels, dans le bas du dos", selon une source policière, il avait été brièvement hospitalisé en observation. La BNRF et la PJ de Versailles avaient été cosaisies de l'enquête dans une information judiciaire ouverte vendredi.

Article original publié sur BFMTV.com

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