L'ombre de Kadhafi plane sur le Sahel, ravagé par les attaques terroristes depuis sa disparition

Martin Mateso

Le chef de l’Etat tchadien, Idriss Déby, était parmi les chefs d’Etat africains invités sur le plateau du Débat africain. Cette émission de RFI, animée par notre confrère Alain Foka, a été consacrée en bonne partie aux attaques terroristes au Sahel et dans le bassin du Lac Tchad. D'emblée, le président du Tchad évoque, avec nostalgie, l'époque où les populations du Sahel, bien que pauvres, vivaient paisiblement. Tout a changé brusquement, se rappelle-t-il, après la déflagration de la Libye, orchestrée par les pays du Nord, en dépit des multiples mises en garde des pays africains.

Comment en est-on arrivé là ?

"Avant la déflagration de la Libye, vous avez entendu un seul jour un homme noir, un Africain, se faire exploser pour tuer d’autres Africains ? Cela n'a commencé qu'en février 2014. C’est quelque chose qui n’existait pas chez nous. Ça a commencé après la destruction de l'Etat libyen", soupire-t-il. Idriss Déby rappelle que la Libye de Kadhafi était un des pays les plus armés du continent. Toutes ces armes ont été dispersées au sud du Sahara, dans les pays du Sahel. Aujourd’hui, c’est à partir de la Libye que les terroristes de Boko Haram reçoivent leur formation. C’est à partir de ce pays meurtri que ce groupe terroriste reçoit des renforts en armes, constate-t-il.

"Le trafic de la drogue et des êtres (...)

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