L’OM veut négocier des sanctions avec l'UEFA

FAIR-PLAY FINANCIER -Alors qu’il accuse un léger déficit, le club phocéen espère signer un « accord volontaire » afin d’éviter de lourdes sanctions.

Comme son principal rival, l’OM va devoir composer avec le fair-play financier. (Crédit Reuters)

Après le PSG, au tour de l’OM de trembler à la simple évocation du fair-play financier ? Dans son édition du jour, L’Equipe révèle que les arrivées de Dimitri Payet, acheté pour 29 millions d’euros, et Morgan Sanson, qui a coûté un peu moins de 12 millions aux Phocéens, en 2016, ont mis les finances de l’OM dans le rouge. En effet, le fair-play financier autorise les clubs engagés en Coupe d’Europe à un déficit de 30 millions d’euros sur les trois dernières saisons. Avec l’arrivée de ses deux renforts, Marseille dépasse ce seuil… de peu (moins de 10 millions).

Au vu des investissements réalisés l’été dernier, mais surtout des projets pour la saison prochaine, l’OM sait qu’il lui sera difficile de revenir à une situation favorable. La direction du club table ainsi sur un retour à l’équilibre de ses comptes… d’ici 2019-2020.


Un délai bien trop long pour les règles du fair-play financier. Conscient des risques de sanctions, l’OM tente de négocier avec l’Instance de Contrôle Financier des Clubs (ICFC) d’éventuelles sanctions. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle du PSG en 2014. Au printemps de cette année-là, le club francilien avait été sanctionné, en accord avec l’organisme, d’une amende de 60 millions d’euros, une limitation du nombre de ses joueurs en Ligue des Champions (de 25 à 21) et un contrôle de son mercato.

Le déficit de l’OM étant légèrement supérieur au seuil autorisé, le club phocéen mise sur une issue des négociations moins contraignante. Outre les négociations, l’ICFC peut décider d’en rester là et d’absoudre le léger dérapage marseillais… ou renvoyer l’affaire devant une chambre de jugement.