Loire: un médecin mis en examen, soupçonné de viol et agression sexuelle sur une patiente

Ambre Lepoivre
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L'hôpital de Roanne, dans la Loire, le 12 juin 2019. - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
L'hôpital de Roanne, dans la Loire, le 12 juin 2019. - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Un médecin urgentiste a été interpellé mardi 6 avril et placé en garde à vue pour viol et agression sexuelle, indique ce jeudi le procureur de Roanne à BFMTV.com, confirmant une information du Progrès. L'homme a été mis en examen à l'issue de sa garde à vue, précise le procureur. Il est placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’approcher la victime et d’exercer son activité au CHU de Roanne.

Une femme d'une cinquantaine d'années l'accuse d'avoir abusé d'elle à deux reprises et a déposé plainte contre lui le 9 janvier dernier. Cette dernière, souffrant de forts maux de ventre, se présente aux urgences le 13 décembre. Le médecin la prend en charge, l'emmène dans un box et lui administre des sédatifs.

"La patiente se réveille vaseuse, avec des douleurs vaginales. Pensant qu'elles sont liées à ses problèmes au ventre, elle part sans rien dire", développe le magistrat, Abdelkrim Grini.

Quelques semaines plus tard, au début du mois de janvier, le médecin sonne au domicile de la quinquagénaire. Celle-ci, étonnée, le laisse entrer. C'est alors qu'il lui fait des "attouchements à connotation sexuelle. Il pose ses mains sur ses hanches et son fessier", nous précise le procureur de la République. Elle se rend alors à la gendarmerie pour rapporter ces faits et ajoute qu'elle pense avoir été victime d'un viol lors de sa venue aux urgences.

Déjà poursuivi pour des faits similaires

Informé de la plainte, Abdelkrim Grini saisit la brigade de recherches de Roanne. "Des expertises gynécologiques et psychiatriques sont diligentées. On a aussi procédé à une perquisition au bureau du médecin, où son ordinateur et le dossier de la patiente ont été saisis", nous explique-t-il.

Au cours des investigations, les enquêteurs ont également découvert que le mis en cause avait déjà été poursuivi pour des faits similaires sur deux patientes en 2012, mais l'affaire s'était soldée par un non-lieu en 2014 par manque de preuves.

"La victime décrit un mode opératoire quasiment identique à celui évoqué en 2012. Tous ces éléments nous permettent d'établir une grave présomption de viol et agression sexuelle, c'est pourquoi il a été interpellé et placé en garde à vue", ajoute le magistrat.

Ce jeudi après-midi, le médecin était présenté à un juge d'instruction de Saint-Etienne, qui doit se prononcer sur son éventuelle mise en examen.

Article original publié sur BFMTV.com