Loire-Atlantique: l'océan vire au rouge à cause d'une algue inoffensive pour les baigneurs

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La côte Atlantique est devenue rouge, un phénomène sans danger  - BFMTV
La côte Atlantique est devenue rouge, un phénomène sans danger - BFMTV

Le phénomène est impressionnant mais sans danger pour l'Homme. Ces derniers jours sur la côte Atlantique, à hauteur du département de Loire-Atlantique, les plagistes ont eu la mauvaise surprise de découvrir une eau rouge et visqueuse, qui n'invite que très peu à la baignade. "L'eau est complètement rouge, on ne voyait plus les pieds, c'est un peu comme rouillé", décrit l'un d'eux à BFMTV.

Sur notre antenne, Maud Danet, responsable du service Qualité des Eaux à Cap Atlantique, désigne le coupable: un phytoplancton nommé lingulodinium "dont la particularité est qu’il a un pigment rouge et, quand il est en forte densité, il colore l’eau de la même couleur. Il peut aussi avoir une autre particularité la nuit, c’est qu’il devient bioluminescent."

"Nous sommes entre deux estuaires, il y a beaucoup de phytoplanctons qui normalement sont invisibles à l’œil nu. Parfois ça peut devenir dense, en nappe, et être spectaculaire. Cela fait partie de nos espaces marins", assure-t-elle.

"Il n’y a pas de problème"

Pour autant, cette couleur, peu ragoûtante, n'est en aucun cas toxique. "C’est un phénomène qui est assez rare mais il n’y a rien d’inquiétant, il ne faut pas se faire des films, les gens peuvent se baigner, moi-même, je me baigne tous les jours, il n’y a pas de problème", nous explique Marie-Catherine Lehuédé, maire de Batz-dur-Mer, l'une des communes concernées.

Une hypothèse confirmée par Maud Danet, qui rappelle qu'il "n'y a pas de toxicité reconnue." "L’ARS recommande de se doucher parce que ça peut quand même avoir un aspect visqueux ou pas très agréable, c’est éphémère", explique-t-elle.

En revanche, la consommation des coquillages de ces plages est temporairement interdite, et la pêche a été cessée préventivement.

"Les coquillages péchés pour le loisir ce sont des palourdes, huîtres, moules, ils ont la particularité pour se nourrir de filtrer l’eau et de concentrer ce qui s’y trouve. Ils peuvent filtrer le lingulodinium qui fait partie d’une famille qui peut émettre une toxine diarrhéique pour le consommateur. Nous sommes en train de vérifier si elle y est, c’est pour cela que c’est fermé préventivement", conclut la scientifique.

Article original publié sur BFMTV.com

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