Trop loin, trop proches: les Iraniens face aux difficultés de se mobiliser et de communiquer

REUTERS - NACHO DOCE

Depuis presque trois semaines, malgré la répression, des Iraniennes et Iraniens contestent le régime, faisant du port du voile obligatoire pour les femmes un symbole de l'oppression. À l'étranger, des Iraniens expatriés ou en exil se mobilisent aussi : manifestations, présence sur les réseaux sociaux. Entre engagement en faveur d'un changement et obstacles liés à la distance.

Mahya Ostovar est engagée dans les campagnes contre le voile obligatoire depuis une huitaine d'années. Elle vit aujourd'hui en Europe et c'est de là que, aux côtés d'autres militantes de la campagne des « lundis blancs », elle tente de participer à la contestation. Ces Iraniennes de l'étranger veulent faire entendre la voix de leurs compatriotes.

« Pour nous, c'est probablement plus facile d'être leur porte-voix. Parce qu'à l'extérieur, vous avez plus de liberté, un accès libre à internet. Vous parlez souvent d'autres langues, comme l'anglais ou le français. Vous pouvez répondre à des interviews. Ce sont des choses qui sont difficiles à faire pour les gens à l'intérieur du pays. »

À lire aussi : En Iran, le mouvement de colère gagne les collèges et les lycées

Porte-voix

Se faire porte-voix est un travail que Mahya Ostovar juge à la fois important et quelque peu dérisoire. Pour la jeune femme, le vrai engagement est celui des Iraniens restés au pays. Sur place, beaucoup craignent de s'exprimer.

Réécouter : Mahsa Amini, symbole de l'oppression des femmes en Iran


Lire la suite sur RFI