Loi "séparatisme" : pour l'imame Kahina Bahloul, la position de l'Etat est "très ambiguë"

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Alors que le projet de loi visant à lutter contre les "séparatismes" est débattu à partir de mardi au Sénat, Kahina Bahloul, première femme imame de France, a dénoncé l’attitude du gouvernement sur ce dossier. "Je trouve sincèrement la position du gouvernement, et même de l'Etat français, très ambigüe, ne serait-ce que sur la question de la représentativité de l'islam de France aujourd'hui", a-t-elle critiqué mardi au micro d’Europe 1.

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"Des libéraux comme nous ne sont même pas conviés aux discussions"

"Nous savons très bien qu'au sein du Conseil français du culte musulman, nous avons des fédérations qui sont très proches des courants de l'islam politique. Cela fait des années que l'Etat français discute avec elles et les considère comme étant représentatives, alors que des gens comme nous, qui sommes des libéraux, qui prônons l'égalité femmes-hommes, qui vivons un islam qui est en harmonie totale avec les valeurs de la République, nous ne sommes même pas conviés à ces discussions", a-t-elle développé.

Le gouvernement a montré depuis plusieurs mois sa volonté de créer un "islam de France", avec la loi contre les "séparatismes" mais aussi le Conseil national des imams, chargé de certifier la formation des imams, ou encore une "charte des principes" de l'islam de France. Le Conseil français du culte musulman s'était d’ailleurs accordé à la mi-janvier sur cette charte qui prévoyait notamment de con...


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