Loi de sécurité globale : une proposition de loi fortement critiquée

Mardi 17 novembre, à Paris, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant l'Assemblée nationale pour appeler au retrait de l'article 24 de la proposition de loi de sécurité globale, qui empêcherait de diffuser l'image des policiers. "Une force publique, ce n'est pas une force floutée [...], c'est une force qui doit être transparente et qui doit permettre aux citoyens de comprendre et de contrôler l'éventuel abus de l'autorité", a avancé Me Arié Alimi, avocat au barreau de Paris. "Ils ne veulent plus que l'on parle de violences policières" À l'intérieur de l'hémicycle, une passe d'armes a eu lieu entre l'exécutif et l'opposition de gauche, vent debout contre une loi jugée liberticide. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a quant à lui assuré que "les journalistes pourront filmer, les citoyens pourront filmer". "Ce que nous ne souhaitons pas, ce sont les appels au meurtre", a-t-il ajouté. D'autres manifestations dans les rues de Rennes (Ille-et-Vilaine) et de Nice (Alpes-Maritimes) ont été organisées. "Ils ne veulent plus que l'on parle de violences policières", fustigeait une jeune femme. À Paris, des affrontements ont eu lieu entre certains manifestants et les policiers.