Loi de "sécurité globale" : de nombreuses polémiques

Mardi 17 novembre au soir, en plein boulevard Saint-Germain (Paris), le journaliste Tangi Kermadec tourne des images avec son téléphone portable où l'on y voit des policiers disperser des manifestants qui s'étaient rassemblés contre le projet de loi sur la "sécurité globale". Carte de presse à la main, le journaliste de France 3 Île-de-France filme avec son téléphone, mais il est interpellé et la tension monte. "Au bout d'un moment, vous nous saoulez, vous venez à cinq centimètres de nous" lance un policier. "Je ne vous filme pas", répond le journaliste. Placé en garde à vue, il sera libéré le lendemain. Article amendé Le projet de loi sur la "sécurité globale" est examiné à l'Assemblée nationale, mais suscite une polémique avec l'article 24. Il vise à empêcher la diffusion d'images identifiant des membres des forces de l'ordre. C'est ce qui inquiète les journalistes pour exercer dignement leur métier. "Il y a déjà beaucoup de policiers qui pensent qu'on ne peut plus les filmer, et sur le terrain, c'est arrivé l'autre soir. L'article n'est même pas passé, mais a priori, en tant que journaliste, j'ai toujours le droit", regrette Clément Lanot, journaliste indépendant. Matignon a indiqué que l'article sera amendé afin de garantir la liberté des médias.