Loi "sécurité globale" : la majorité divisée, des manifestations organisées

Le projet de loi "sécurité globale" donne de nouveaux pouvoirs à la police municipale, et se veut également plus protecteur des policiers et gendarmes en interdisant la diffusion d’images permettant de les identifier. Comment alors démontrer les violences policières quand elles ont lieu ? Son article 24 punit en effet la diffusion de "l’image du visage ou tout autre élément d’identification" d’un policier ou gendarme en fonction, dans le but de "porter atteinte à son intégrité physique ou psychique". Cette loi de sécurité globale est jugée liberticide par les manifestants. Une majorité divisée De nombreux journalistes et avocats étaient notamment présents mardi 17 novembre. "Il y a déjà beaucoup de violences policières, ce qui s’annonce ne va pas forcément aller dans le bon sens", explique une manifestante. Le débat est d’ores et déjà présent dans l’hémicycle. Pour le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, les forces de l’ordre ont aussi besoin d’être protégées. Il a affirmé que les journalistes et citoyens pourraient continuer à filmer les agressions, et a spécifié ce qui était désormais interdit, notamment "les appels au viol sur les policières". La majorité elle-même est divisée.