Loi de sécurité globale : l'interdiction de diffuser des images de policiers est fortement critiquée

Des photos de policiers sur les réseaux sociaux, des menaces en ligne, par courrier ou directement sur la porte de leur domicile : des fonctionnaires se disent harcelés. Les cas de violences contre les policiers ont incité des députés de La République en marche à proposer un article de loi pour limiter la diffusion d'images des forces de l'ordre. La proposition de loi sanctionne le contrevenant d'un an de prison et de 45 000 euros d'amende. Mais sera-t-il encore possible de filmer des images de violences policières ? Les syndicats de journalistes remontés Le gouvernement assure que seule la diffusion avec l'intention de nuire sera considérée comme un délit. "Est-ce que les journalistes pourront continuer à filmer ? La réponse est oui", promet le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Remontés contre la proposition de loi, les syndicats de journalistes et associations des droits de l'homme ont manifesté mardi 17 novembre devant l'Assemblée nationale. Pour le journaliste David Dufresne, spécialiste des violences policières, les enjeux sont plus vastes : "Tout ce à quoi on assiste depuis deux, trois ans, c'est-à-dire l'éclosion d'une documentation sur certaines pratiques policières, serait tarie, et c'est évidemment ça le but de la manoeuvre."