Loi Sécurité globale : avant Noël, la mobilisation semble marquer le pas

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Des cortèges rassemblant plusieurs centaines de personnes ont défilé samedi dans toute la France contre la proposition de loi Sécurité globale qu'elles jugent liberticide mais aussi plus généralement contre la politique du gouvernement, la mobilisation semblant donner des signes d'essoufflement. A Paris, quelques centaines de manifestants se sont rassemblés devant le Conseil d'Etat à l'appel des "gilets jaunes", encadrés par des forces de l'ordre présentes en masse, avant de prendre la direction du Pont des Arts.

Ils souhaitaient organiser une "marche des pouvoirs" passant par le Sénat, Matignon et l'Assemblée nationale mais leur parcours a été retoqué par la préfecture "en raison de risques de troubles publics" dans un secteur regroupant de nombreux commerces. "Globalement, je ne suis pas d'accord avec le tournant sécuritaire que prend le gouvernement", a expliqué dans le cortège Sercan Gulubay, dénonçant une "loi liberticide".

Plusieurs centaines de manifestants à Lille et Bordeaux

A Lille, une marche a vu converger les opposants à la loi Sécurité globale et les membres du collectif Sélom et Matisse, du nom de deux jeunes gens morts happés par un train. Ce collectif avait appelé à manifester tout en noir, trois ans après les faits, pour demander une reconstitution afin d'éclaircir le rôle de la police dans le drame. Les manifestants étaient environ 500 selon la préfecture.

A Bordeaux, environ 200 personnes, dont une figure du mouvement des "gilets jaunes", Jérôme Rodrigues, ...


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