Loi sur l’immigration : l’exécutif se défend de toute « régularisation massive »

POLITIQUE - « Il n’y a pas de plan caché de régularisation massive ». Ce jeudi 3 novembre, l’exécutif s’est attelé à défendre son projet de loi sur l’immigration. Annoncée la veille, cette future loi sur l’asile et l’immigration, prévue pour le premier semestre 2023, doit introduire une série de mesures visant à exécuter plus rapidement les « obligations de quitter le territoire français » (OQTF) et prévoyant la création d’un titre de séjour spécifique pour les « métiers en tension », afin de recruter dans les secteurs en pénurie de main-d’œuvre.

« Cette politique migratoire est une véritable folie », répond Marine Le Pen, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article. « Pour l’instant la seule chose qu’on a entendue de ce projet de loi, c’est une aggravation des filières d’immigration clandestine », a dénoncé sur France 2 la cheffe des députés RN, critiquant une politique du « fait accompli ». « Il s’agit d’une régularisation massive » affirme quant à lui Aurélien Pradié (LR), qui a déclaré dès mercredi au micro de BFM TV y être « tout à fait défavorable ».

Une liste des métiers en tension

Côté gouvernement, on vante en revanche « l’équilibre » entre durcissement sur les expulsions et main tendue pour les travailleurs immigrés. Le ministre délégué aux Comptes publics Gabriel Attal a notamment fait valoir sur Europe 1 que pour les patrons de ces secteurs, il ne s’agirait pas d’un « appel d’air, mais que c’est probablement peut-être un bol d’air pour leur activité ». Il a également invoqué un argument de « réalité » : « Une partie de notre économie tourne aujourd’hui grâce à l’immigration. »

Quels seront les secteurs concernés ? Des concertations seront ouvertes « dès le mois de novembre » pour réviser la liste des métiers en tension, a indiqué le ministre du Travail. « Il existe déjà une liste de métiers en tension. Cette liste, qui correspond à peu près à une trentaine de métiers, de secteurs, est fixée par décret. Elle a une déclinaison régionale pour tenir compte des caractéristiques de l’économie, et elle doit être révisée à intervalles réguliers », a ajouté Olivier Dussopt.

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