Loi d’orientation agricole : un projet sans avenir ?

Le 26 janvier 2024, il fallait apprécier le décorum d’un Premier ministre « sur le terrain agricole ». Au pied des Pyrénées commingeoises, Gabriel Attal, derrière une botte de paille, annonce une série de mesures soigneusement préparées, sous le regard attentif de Jérôme Bayle, le meneur de la contestation agricole. « Je suis venu parce que vous avez voulu envoyer un message et je suis venu vous dire que le message, on l’a reçu cinq sur cinq, que je vous ai entendus, qu’on vous a entendus », a affirmé le Premier ministre.

Entendus… Vraiment ? Non ! Vraiment pas, car lui, et ses ministres, n’ont rien compris du message des agriculteurs qui les appelaient à stopper ce projet de société décroissante au détriment de l’acte de production. À travers leur cri « On marche sur la tête » ; les agriculteurs disent qu’ils ne comprennent pas que l’on érige comme priorité politique cette défense de l’environnement au détriment de tout acte de production. Cette inversion de priorité propre à la France, et ce « en même temps », est pour eux synonyme de péril imminent !

Un monde que l’exécutif ne connaît pas, qu’il méprise et dont il contribue quotidiennement, par ses choix politiques, à faire disparaître

Malgré cela, l’exécutif s’efforce à nouer des liens et à montrer toute sa solidarité vis-à-vis d’un monde qu’il ne connaît pas, qu’il méprise et dont il contribue quotidiennement, par ses choix politiques, à faire disparaître. Le pied de nez devient d’autant plus flagrant lorsque l’on...


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