Loi climat : le sénateur Longeot veut faire la chasse aux "angles morts"

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Le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable, va notamment défendre des mesures contre la pollution liée au numérique.

Fort d'une proposition de loi sur «l'empreinte environnementale du numérique» adoptée par le Sénat le 12 janvier dernier, le sénateur Jean-François Longeot entend bien peser sur le projet de loi «climat et résilience», présenté il y a deux semaines en Conseil des ministres. Président de la commission de l'Aménagement du territoire et du Développement durable de la haute assemblée, il admet volontiers qu'il est un converti récent à l'écologie et pas un «fana». Il confie même, au détour d'une question, qu'il a «découvert» sur le tard la notion d'«obsolescence programmée», considérée par certains écologistes comme la conséquence perverse de l'hyper-consumérisme. Ce chiraquien, élu du Doubs et membre du groupe Union centriste, a pourtant bien l'intention de combler les «trous dans la raquette» du texte du gouvernement.

Censé transcrire dans la loi les travaux de la Convention citoyenne sur le climat installée par le président Emmanuel Macron, ce projet de loi est critiqué de toutes parts. La dernière flèche en date est partie ce mardi du Haut conseil pour le climat (HCC), une instance créée par le chef de l'Etat, qui multiplie les rapports critiques sur les engagements environnementaux du gouvernement. Le projet de loi n'est pas à la hauteur, écrit le HCC : «De nombreuses mesures portent sur des périmètres d’application restreints couvrant une part insuffisante des activités émettrices de gaz à effet de serre en France.» Le Haut conseil compte sur les parlementaires pour rectifier le manque d'ambition du gouvernement, indiquant que «l’examen du texte par le Parlement devra permettre de compléter et améliorer la portée des mesures proposées, y compris sur le pilotage et la conduite de la transition, pour que les(...)


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