Loi antiterroriste Silt : le Parlement adopte la prorogation de mesures controversées

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Le Parlement a adopté la prolongation jusqu'à fin juillet 2021 de mesures controversées de la loi antiterroriste dite "Silt" de 2017, après un ultime vote de l'Assemblée nationale jeudi. "Visites domiciliaires", mesures individuelles de contrôle, instauration de périmètre de sécurité et fermeture de lieux de culte : ces mesures expérimentées depuis trois ans sont dénoncées par les défenseurs des libertés publiques car accusées d'être directement inspirées de l'état d'urgence.

Un texte en guise de prélude à "un nouveau projet de loi"

Ce régime d'exception avait été mis en oeuvre au soir des attentats du 13 novembre 2015, jusqu'à l'adoption de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt) de Gérard Collomb en 2017. Le texte voté par les parlementaires prévoit également de prolonger jusqu'au 31 décembre 2021 l'expérimentation de la technique dite "algorithme" en matière de renseignement, contenue dans la loi dite "renseignement" de juillet 2015. Le gouvernement a annoncé que ce texte de transition était le prélude à "un nouveau projet de loi qui sera l'occasion de débattre sur le fond de ses sujets" au premier semestre 2021, selon Marlène Schiappa, ministre déléguée au ministre de l'Intérieur.

Pour la ministre, les dispositions de la loi "Silt" restent "pleinement d'actualité" alors que la menace jihadiste a ressurgi brutalement avec la décapitation de Samuel Paty et le triple meurtre de la basilique de Nice. Selon Mme Schiappa, ces mesures combinent ...


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