Un logiciel d'astronomie aide à surveiller les grains de beauté

Les astronomes prennent quotidiennement des photographies du ciel nocturne et, pour identifier et analyser les cibles dans chacune de ces images, mais aussi cartographier leur progression au cours du temps, ils développent des logiciels de traitement d'images. Cette technologie a désormais été adaptée afin de surveiller l'évolution des grains de beauté chez les patients ayant un haut risque de développer un mélanome. Les travaux correspondants ont été présentés le 14 juillet dernier lors de la réunion nationale d'astronomie (NAM 2022), au Royaume-Uni, par le Dr Meredith Morrell, chercheuse à l'Université de Southampton.

Un champ d'étoiles utilisé pour la recherche par l'équipe de MoleGazer. © L'équipe de MoleGazer
Un champ d'étoiles utilisé pour la recherche par l'équipe de MoleGazer. © L'équipe de MoleGazer

Le mélanome, qu'est-ce que c'est ?

Le mélanome est l'une des formes les plus graves de cancer de la peau. Selon Vidal France, le mélanome ne représente que 10 % des cancers cutanés, mais il est à l'origine de la grande majorité des décès dus à ce type de cancer.

Selon une étude collaborative partenariale entre le réseau français des registres des cancers (Francim), le service de biostatistique-bioinformatique des Hospices civils de Lyon (HCL), Santé publique France et l'Institut national du cancer (INCa), environ 15.500 nouveaux cas de mélanomes ont été détectés en France en 2018 et près de 2.000 personnes en sont mortes. Selon l'Institut national du cancer, le mélanome représente ainsi environ 4 % de l'ensemble des cancers, et il touche autant d'hommes que de femmes. C'est le cancer pour lequel le nombre de nouveaux cas par an augmente le plus : depuis 30 ans, l'évolution de l'incidence est de 4 % par an chez les hommes et de 2,7 % chez les femmes.

Néanmoins, l'identification précoce augmente considérablement le taux de survie : la survie nette standardisée à 5 ans est ainsi estimée à 93 %, avec un taux de de mortalité en excès quasiment nul au-delà de 5 ans de suivi.

Habituellement, les patients considérés comme à haut risque voient tout leur corps...

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