Non, le logement ne représente pas "un quart" de nos émissions de gaz à effet de serre

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Les logements sont bien responsables d'une part importante des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France. Mais en déclarant qu'ils sont à l'origine de 25% de nos émissions, la ministre de la Transition écologique fait un raccourci. Ce taux correspond en fait à l'ensemble des bâtiments : le parc résidentiel, certes, mais aussi les bureaux et locaux commerciaux du secteur tertiaire.

Selon le rapport sur l'état de l'environnement, disponible sur le site gouvernemental du développement durable, les secteurs résidentiel et tertiaire sont à l'origine de 91 des 445 millions tonnes équivalent CO2 émises en 2017 par la France. Cela représente 20 % des émissions et constitue la deuxième source de GES derrière les transports (30 %) et juste devant l'agriculture (19%). Toujours d'après ce document, deux tiers des émissions des secteurs résidentiel et tertiaire incombent aux seuls logements. Cela représente donc 12 % de la totalité des GES, soit moins que la proportion avancée par Barbara Pompili. Et même en considérant les émissions d'énergie consommée dans les bâtiments, on n'obtient pas plus de 18%.

Un levier majeur pour réduire les émissions

Reste que le logement est un levier important de réduction des émissions de GES françaises. Car si, entre 1990 et 2017, elles ont de manière globale diminué de 15 % sur le territoire, celles du résidentiel sont restées à peu près stables. "Sur cette période, il y a bien eu des gains énergétiques dans la conception des bâtiments, analyse...


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