Logement : le gouvernement s’attaque aux passoires thermiques

Le logement de Kama Toonkara est classé au plus bas de l’échelle énergétique : c’est une passoire thermique. Ses factures d’électricité sont trop élevées. Habillée d’un épais pull, elle fait le tour des sept radiateurs de sa maison pour les passer en économie d’énergie, juste après la toilette de ses enfants. En janvier, la note envoyée par EDF s’élevait à 1 000 euros pour deux mois. Pourtant, il fait 17,5°C. Certaines parties des murs et du plafond sont humides. Le pavillon construit en 1975 n’a jamais été isolé. 600 000 passoires thermiques en France La location sera interdite à partir de 2025 dans ces logements, selon une nouvelle loi, ce qui concerne 600 000 logements. La loi prévoit qu’1,8 million de logements énergivores devront être rénovés avant 2028. Un délai qui permet aux bailleurs de se mettre en conformité avec les nouvelles normes, mais qui n’est pas assez rapide pour les associations qui combattent ce phénomène. "On laisse des millions de familles payer jusqu’à 5 000 euros d’électricité par an, avec une perspective très lointaine d’être protégées", déplore Daniel Dubreuil, coordinateur de l’initiative Rénovons.