Logement: fin de la trêve hivernale ce samedi

Entre le 1er novembre et le 31 mars, un locataire ne peut être expulsé de son logement. En 2015, 127.000 procédures judiciaires ont abouti à une décision d'expulsion.

La trêve hivernale touche à sa fin ce vendredi soir: après cinq mois d'interruption, la menace d'expulsion revient pour des milliers de familles. Pendant cette "trêve", qui court du 1er novembre au 31 mars, un locataire ne peut être expulsé de son logement, à quelques exceptions près: s'il est prévu un relogement décent pour le locataire et sa famille et si les locaux font l'objet d'un arrêté de péril. Des procédures peuvent toutefois être lancées pendant cette période.

"Les nuits blanches, le stress"

"Les mois de la trêve hivernale, on souffle, on n'a pas peur que les huissiers viennent frapper à la porte. Mais quand le mois de mars arrive, ce sont les nuits blanches, le stress", a témoigné à l'AFP une mère de famille de 35 ans qui loue un 40m2 dans le 11e arrondissement de Paris. 

En 2013, "on a arrêté de payer le loyer pendant deux mois", à la suite de la perte d'emploi de son époux, raconte-t-elle. Le tribunal l'a condamnée l'année suivante à rembourser le propriétaire et lui a ordonné de quitter les lieux. Aujourd'hui, "on a payé nos dettes mais l'épée de Damoclès reste au-dessus de nos têtes".

En 2015, 168.775 procédures judiciaires ont été intentées en vue d'une expulsion locative et environ 127.000 ont abouti à une décision d'expulsion, selon le dernier bilan annuel de la Fondation Abbé-Pierre. Les expulsions locatives avec le concours de la force publique -...

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