L'Ocha tire la sonnette d'alarme sur le conflit au Soudan

Au Soudan, la situation humanitaire est toujours plus inquiétante. Mardi 4 juin, Martin Griffiths, le sous-secrétaire général aux affaires humanitaires des Nations unies, a donné sa dernière conférence de presse en tant que patron du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha). Son mandat se termine à la fin du mois. Cette conférence a été largement consacrée au Soudan, conflit oublié par la communauté internationale, alors que la famine menace.

Avec notre correspondante à Nairobi, Gaëlle Laleix

Pour Martin Griffiths l’analyse du conflit soudanais est très claire : il s’agit d’une tragédie humanitaire provoquée par une guerre d’égo, entre deux hommes, prêts à sacrifier leur pays.

« Au Soudan, on observe toujours l’absence d’efforts pour mettre un terme à ce conflit. Nous sommes désespérément inquiets pour la ville d’El Fasher : 800 000 civils y sont menacés. La situation humanitaire au Soudan continue d’empirer et nous nous retrouvons à un point où très probablement, bientôt, 5 millions de Soudanais seront menacés de famine. Nos rapports sont attendus pour les prochaines semaines. Je ne crois pas que nous ayons jamais eu un chiffre aussi élevé concernant la famine. Et ce conflit était évitable », rapporte-t-il.

Empêcher l'acheminement de l'aide humanitaire

Le Comité inter-agences, qui regroupe une quinzaine d’organismes des Nations unies, se dit prêt à distribuer des graines aux agriculteurs soudanais. Il ne leur reste plus que quelques semaines pour les planter, avant le début des pluies. Mais les parties au conflit continuent d’empêcher l’acheminement de l’aide humanitaire.


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