Locaux vacants : la réquisition, arme face à la crise du logement ?

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Des associations réclament la réquisition de logements vacants pour y loger des sans-domiciles. Mais les procédures existantes semblent dépassées, et n'ont pas été mises en œuvre depuis plus de vingt ans.

Leur mot d'ordre paraît frappé au coin du bon sens. Réunies dans un "collectif réquisitions", plusieurs associations ont occupé une école parisienne désaffectée dimanche 24 janvier. Achevée quelques heures plus tard après le relogement des 300 sans-abris présents dans un gymnase, l'opération faisait suite à une première manifestation organisée début janvier. Avec un même objectif : pousser l'Etat à saisir des logements vides pour y loger des sans-domiciles, comme cela est permis par la loi. Mais les procédures existantes n'ont pas été mises en œuvre depuis plus de vingt ans, et semblent aujourd'hui inadaptées. Faut-il les dépoussiérer pour utiliser la réquisition comme une arme face à la crise du logement ?Selon l'Insee, la France comptait en effet près de 3 millions de logements vacants début 2017, dont un peu moins de 120.000 à Paris. Parmi ces biens, une faible part serait cependant susceptible d'être réquisitionnée. Car nombre d'entre eux se trouvent seulement dans un battement entre deux locations, et d'autres sont en attente de démolition. En les excluant, seuls 0,8% des logements en "zone tendue" étaient en fait "potentiellement mobilisables" début 2014, soit 137.000 dans ces régions en manque d'habitations, selon un rapport réalisé par des hauts...

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